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Bâtiments traditionnels

Colombiers, fours à pain, moulins ou bien charretteries sont autant de bâtiments traditionnels que l’on croise au détour d’un chemin…

Colombiers cauchois : toute une histoire

Une terre de seigneurs

La possession d’un colombier à pied (exclusivement destiné aux pigeons) était réservée aux propriétaires d’un plein fief. Symbole de puissance, on le retrouve à proximité des châteaux, manoirs et grandes fermes.
On y élevait jusqu’à  2 ou 3000 pigeons, appréciés pour leur chair et leurs fientes (excellent engrais), mais qui occasionnaient d’importants ravages dans les cultures. A la Révolution, les paysans obtinrent l’abolition du droit exclusif du colombier et l’enfermement des pigeons en périodes des semences. Souvent cylindrique, parfois carré ou polygonal, le colombier cauchois est construit en briques, parfois associées au grès ou au silex. En chaume, tuiles ou ardoises, la toiture est traditionnellement surmontée d’un « épi de faîtage » représentant un pigeon. En extérieur, à mi-hauteur, un bandeau saillant (larmier) stoppait l’intrusion des rongeurs. Quelques ouvertures permettaient  l’envol des pigeons. A l’intérieur, les murs étaient couverts de boulins (petites niches servant à la nidification des pigeons) auxquels on accédait (récolte des œufs, de la colombine et des oiseaux) par une échelle qui pivotait autour d’un axe central.

Fermes traditionnelles cauchoises

Les cours-masures (ou clos-masures) sont isolées au milieu de la campagne ou regroupées dans les villages.  Elles comprenaient une maison d’habitation, des bâtiments d’élevage (étable, porcherie, écurie) une grange pour stocker les récoltes et une mare. Autrefois recouverts de chaume, les bâtiments étaient éloignés les uns des autres pour éviter la propagation du feu en cas d’incendie. Inadaptés aux besoins de l’agriculture moderne,  beaucoup ont été néanmoins conservés dans le patrimoine. Ces fermes étaient entourées de talus plantés d’arbres.

Les fours à pain, autrefois nombreux, se composaient d’un bâtiment principal comportant la salle de travail et l’accès au four, tandis qu’un appentis abritait le four, en forme de dôme, composé de petites tuiles en terre cuite recouvertes d’un torchis.

Un exemple de four à pain au Bourg Dun : le Four à Pain de Flainville : venez découvrir librement, toute l’année, ce four à pain restauré. Approchez-vous de la verrière, la lumière s’allumera pour vous révéler l’intérieur du bâtiment. Le week-end qui suit le 15 août une fête y est organisée pour cuire pains et brioches.

Le manège, souvent octogonal, abritait une piste circulaire où marchaient des chevaux, reliés par un bras à un axe central actionnant des machines (batteuse, concasseur, broyeur, …) se trouvant dans la grange à laquelle il était adossé.

La charretterie, en briques ou en colombages, était ouverte sur ses deux pignons pour faciliter l’entrée et le stationnement des charrettes et autres engins agricoles (faneuse, faucheuse, …). Sous le toit, un volume important était disponible pour conserver du grain. Aujourd’hui, elle est utilisée comme lieu de stockage ou transformée en résidence.

Moulins au fil de l’eau

La Durdent et la Veules ont conservé de nombreux moulins ayant contribué, en leur temps, au développement économique (industriel et agricole) de la région.
L’eau entraîne une roue à aubes qui actionne un mécanisme bien particulier selon l’activité (production de farine, d’huile, battage du trèfle, teillage du lin, fabrication de moutures pour l’alimentation des animaux, action du pilon d’une forge, pompage de l’eau, …).
Vers 1840, les turbines apparaissent pour fournir l’énergie nécessaire aux  filatures et tissages qui se développent dans la vallée de la Durdent, employant une main-d’œuvre importante.
A la fin du XIXème, ces activités déclinent et la plupart des moulins ferment.
Aujourd’hui, une minoterie est encore en activité à Vittefleur. Quelques moulins, transformés en maisons d’habitation, ont conservé leur roue à aubes et produisent de l’électricité.
La turbine de Veules les Roses a fourni l’électricité pour l’éclairage nocturne de ses « Champs Elysées » et celle de Cany a été restaurée pour le plaisir des promeneurs.

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